La date de l’envoi par voie électronique des nouvelles littéraires au coordinateur du Salon des Belles Lettres, Renaud Dinguemnaial, est arrivée à son terme le dimanche 03 mai à minuit. C’est au total 27 nouvelles qui ont été réceptionnées dans le délai requis et feront l’objet d’une lecture minutieuse par le jury selon des critères bien définis. 

Aussi, pour donner du crédit à ce travail de sélection qui requiert des compétences avérées, les Editions Salon des Belles Lettres ont mis en place un jury d’envergure internationale présidé par notre compatriote Déli Nestor Sainzoumi, journaliste et écrivain que l’on ne présente plus. Le choix porté sur lui se justifie sans doute par le fait que sa dernière parution littéraire est un recueil de nouvelles intitulé «  L’empreinte de Saigneurs » et qui s’est vendu comme des bouts de pain lors de la dédicace qui a eu lieu au Centre des Jeunes Don Bosco de N’Djamena

Deli Nestor Sainzoumi aura la lourde responsabilité de diriger un jury pluridisciplinaire ayant en son sein des personnalités au background divers. Ils sont comédiens, bédéistes, économistes, informaticiens, enseignants et autres qui ont accepté se pencher sur les 27 tapuscrits en compétition.

Un trio de grandes dames aux côtés de Déli !

Ce qui frappe d’emblée dans ce jury est que les Editions Salon des Belles Lettres aient pu mobiliser trois dames et non des moindres du Cameroun et du Tchad pour se prononcer sur la qualité des œuvres et surtout leur lien avec la pandemie COVID 19 dont elles sont censées être inspirées. . Olgatine Ngo Hongla, est sans doute une tête pensante sur laquelle le jury pourra compter, elle qui est enseignante de lettres ibériques au lycée d’Elig Essonno à Yaoundé est habituée à ce genre littéraire dont elle a dejà coordonné un concours similaire  sur le SIDA organisé par les Editions IFIKIYA (Cameroun). L’on comprend donc aisement qu’elle seconde Déli Nestor Sainzoumi avec qui elle formera un duo de choc pour donner des directives claires aux autres membres dont la littérature n’est pas la première tasse de thé. Une autre camerounaise et non des moindres est dame Régine Pulchérie MEMONG, fonctionnaire du pays de Paul BIYA qui dit-on jouit d’une expérience avérée dans le plaidoyer et la sensibilisation en faveur des enfants, des étudiants et des femmes. Notons en passant que ces deux dames jonglent le français et l’anglais comme leur langue maternelle! Espérons seulement que les textes des candidats tchadiens ne leur donneront pas de maux de tête avec le phénomène de baisse de niveau décrié dans notre pays. Du côté du Tchad, c’est Mme Madjibeye Joëlle Maire 3eme Adjointe de la ville de N’Djamena et par ailleurs Présidente de la sous-commission sensibilisation du Secrétariat  Technique de la cellule de veille et de sécurité sanitaire mise en place par le Gouvernement du Président Idriss Deby ITNO qui siégera dans le jury. Trois paires d’yeux de femmes aguerris qui mettront un grain de sel dans le jury et permettra que les nouvelles primées fassent honneur à notre pays même au délà de nos frontières. Auguste Koublengar, lauréat de l’école des beaux arts d’Abidjan estime que «  cette initiative du Salon de belles lettres mérite d’être saluée car le Tchad, au-delà de la lutte contre Coronavirus, devrait aspirer au culte de l’excellence en soignant son image ». Mahamat Mahamat Ali, économiste-planificateur partage cet avis en arguant que « l’internalisation du jury est un bon signe dans la mesure où aucun État ne vit en autarcie et ne peut combattre cette pandémie. C’est un message fort que le Salon des Belles Lettres envoie à la jeunesse tchadienne ».