Une osmose anti COVID-19 autour d’un livre collectif

La cérémonie de remise de prix aux lauréats du concours de nouvelles de lutte contre la pandémie à coronavirus a été auréolée par la présence du Ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, le Chef de file de l’opposition démocratique comme représentant des deux lauréats de la province du Moyen Chari et tout le gotha culturel. Ce fut une véritable osmose pour barrer la voie à cette vilaine pandémie et laisser des traces écrites pour la postérité.

Les amoureux de l’écriture et de la lecture ne pouvaient pas espérer une apothéose meilleure que celle qu’a abritée la somptueuse salle de la bibliothèque nationale ce 10 juin 2020.

Le porte-parole en personne, en sa qualité de président du sous comité sensibilisation du comité de gestion de la crise sanitaire que préside SEM Idriss Deby ITNO, a rehaussé de sa présence cette cérémonie pleine de symbole au cours de laquelle les écrivains lui ont remis « leurs armes » pour contribuer à la guerre contre la pandémie. Deux discours ont ponctué cette cérémonie.

Le plaidoyer du coordonnateur

Abord celui du Coordonnateur du Salon des Belles Lettres (SBL), Renaud DINGUEMNAIAL qui a retracé tout le processus organisationnel motivé par le désir de contribuer à la résolution de cette crise sanitaire. Il a précisé à l’assistance que « La primeur de cet ouvrage qui renferme 16 nouvelles peignant chacune un pan de notre vécu en ce temps de pandémie a été réservée au Président de la Républiquedans le cadre du plaidoyer pour son impression en grand tirage afin d’en faire une large diffusion auprès du lectorat tchadien. La version sonore de ces nouvelles est en cours d’enregistrement grâce à Bonaventure MADJITOUBANGAR, Directeur de la troupe théâtrale Elan qui y prête sa voix de lecteur professionnel. Elle sera aussi remise au sous comité sensibilisation pour une diffusion à travers toutes les radios du pays ».

Le Coordonnateur du Salon des Belles Lettres qui est aussi membre du sous-comité sensibilisation, estime que l’apport de l’art dans une communication de masse pour amener les populations à s’approprier les gestes barrières est fondamental avant d’exprimer le souhait qu’une considération plus accrue soit accordée aux artistes. En prêchant la vertu par l’exemple, il justifie  que « les Editions Salons des Belles Lettres ont opté délibérément de rendre un hommage mérité aux femmes et aux hommes  qui portent ou ont porté haut le flambeau de la culture sous nos cieux. C’est ainsi que le premier prix est dénommé « Prix Clarice NOMAYE », le second « Prix Hassan KEIRO LE KAINKOULA » et le troisième « Prix Yasmine ABDALLAH MIDORO ».

Ce clin d’œil n’est pas fortuit, c’est une invitation à la société tchadienne dans son entièreté et au Gouvernement en particulier à avoir un peu plus d’égards pour l’industrie créative et pour l’entrepreneuriat culturel, créneau porteur du développement socio-économique d’un pays ».

La réponse du porte-parole du Gouvernement

Le président du sous-comité, en homme avisé a d’entrée de jeu, affirmé que  « dans le cadre de la lutte contre la pandémie COVID-19, le peuple tchadien est embarqué dans le même bateau dont le commandant de bord est Son Excellence Monsieur Idriss Déby ITNO, Président de la République, Chef de l’Etat et Chef du Gouvernement qui tient  le gouvernail du Comité de Gestion de la Crise Sanitaire ». il s’est ensuite réjouit «  que les littéraires se soient armés de leurs plumes pour avoir aussi voix au chapitre de la sensibilisation, pierre angulaire de ce combat contre la pandémie COVID-19 ».

Avant de clore, il a rassuré les organisateurs et les lauréats  que « le Président de la République à qui a été dédié cet ouvrage collectif des nouvelles engagées dans la lutte contre Coronavirus demeure sensible à cet apport non négligeable et nous a instruit de prendre des dispositions pour imprimer davantage des exemplaires dans l’optique d’en faire une large diffusion à travers les Centres de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC) parsemées dans toutes les provinces de notre pays ».  Avec cette initiative inédite, le Tchad aura marqué un point dans la sensibilisation et montré aux yeux du monde qu’il est inexact de continuer par penser que lorsque l’on veut cacher quelque chose à un noir, il suffit de le consigner dans un livre.